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TRAIN ARCACHON -PARIS Actualités Générales RESEAU HAUT DEBIT

Après la décision officielle d’abandon du Pôle océanographique aquitain (POA), la plupart des élus se félicitent qu’un pôle scientifique reste sur l’îlot Peyneau.

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Bruno Béziat

b.beziat@sudouest.fr

 

Sans surprise, le conseil d’administration de l’Université de Bordeaux a approuvé vendredi l’abandon de l’important projet de Pôle océanographique aquitain (POA) au Petit Port d’Arcachon. Rappelons que l’université allait construire un important bâtiment au Petit Port, grâce, notamment, au profit de la vente de son terrain de l’îlot Peyneau, où se trouvent la station marine et le musée-aquarium. Le groupe Duval devait y construire un hôtel cinq étoiles.

Dans une interview accordée à « Sud Ouest » (notre édition de samedi et sur sudouest.fr), le président de l’université, Manuel Tunon de Lara confirme que l’essentiel du POA, le centre de recherche sur l’eau, se fera à Talence. Mais elle ne se retire pas d’Arcachon et se recentre sur l’îlot Peyneau, où elle va rénover la station marine. Au Petit Port, le terrain de l’université sur le domaine maritime sera sommairement aménagé. Pour expliquer cet abandon, le président a parlé d’une « impasse financière », mais visé aussi la municipalité d’Arcachon qui, selon lui, « n’était plus un partenaire du projet et ne le soutenait plus ».

 

Yves Foulon réagit

Pour le maire d’Arcachon Yves Foulon, la Ville n’y est pour rien. Interrogé par Sud Ouest, il explique : « C’est l’université qui a pris la décision d’arrêter ce projet. Il est normal qu’au bout de 15 ans de travail, chacun soit déçu de cet échec et cherche les responsabilités des uns ou des autres. Néanmoins, le président de l’université a raison de dire que le problème était financier, ce projet étant passé de 30 à environ 60 millions d’euros. »

« Mon rôle est de préserver le cadre de vie de notre ville, ajoute le maire. Et donc, depuis 2014, j’ai demandé que soient revues les façades, afin d’avoir la meilleure intégration dans le site possible. Cependant, j’ai bien compris que le président de l’université souhaite que l’université reste à Arcachon sur la place Peyneau et c’est là une bonne nouvelle. »

 

« Beaucoup de temps perdu »

D’autres réactions se sont succédé ce week-end. La préfète de Gironde Fabienne Buccio considère que « c’était la seule solution ». La députée LREM Sophie Panonacle déclare : « La Ville ne souhaitait plus développer le projet et on a perdu beaucoup de temps, mais je me réjouis que la station marine soit rénovée à Peyneau ». Le candidat écologiste à Arcachon Vital Baude, est sur la même ligne : « C’est satisfaisant que l’université reste, mais je m’étonne du changement de position de la municipalité qui a toujours soutenu le POA ». Sébastien Hénin, le candidat d’Arcachon 2020, critique l’action de la Ville : « La gestion du POA par la municipalité fut désastreuse, beaucoup d’argent public a été dépensé en vain. Ce projet non souhaité par la grande majorité des Arcachonnais se termine en fiasco. »

Coté associatifs, le défenseur du musée-aquarium Jean-Pierre Ardouin Saint Amand se montre lapidaire : « Tunon de Lara nous laisse un champ de ruines, maintenant il faut reconstruire. » Pour l’Assa (Association de sauvegarde du site d’Arcachon), son président Nicolas Babin assure que « le combat se poursuit tant que les permis ne sont pas abandonnés, mais le président de l’université doit prendre ses responsabilités ».

Source : Sud-Ouest

 

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